Vendredi 24 mai 2013
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Portrait
de Jacques Offenbach par Grünewald (1881)
(Image
Wikipédia)
(Jacob
Eberst dit)
OFFENBACH
JACQUES.
Compositeur
français d’origine allemande.
(Cologne
1819-Paris 1880)
Connu
comme le plus grand compositeur d’opérettes, le roi des divertissements du second Empire, le « Mozart des Champs-Elysées », comme l’appelle Wagner, il a été pour cela, aussi fêté d’un
côté que mésestimé de l’autre
Parce
que l’on s’amuse à « la Belle Hélène », ou à « Orphée aux Enfers », on tend à considérer la musique de ses œuvres comme indigne d’être mesurée à celle des
« grands », alors que, comme l’a relevé René Leibowitz, c’est une véritable musique d’opéra ample et inventive.
Jacob
Eberst était originaire d’Offenbach-sur-le-Main, c’est de là que vient le pseudonyme qu’il prit par la suite.
Il
apprend le violon avec sa mère ainsi que le violoncelle, instrument dont il deviendra un virtuose.
C’est
par des récitals de violoncelle dans les salons qu’il commencera à entrer dans la carrière en 1834, avec un répertoire de pièces qu’il écrivit pour cet instrument (duos, romances, danses), et qui
restent les seules pièces de « musique pure » dans sa production. En 1883, il amené à Paris et accepté par Cherubini comme élève au Conservatoire de Paris…
Très
indiscipliné il n’y reste qu’un an, et finit par être embauché comme violoncelliste de fosse dans des orchestres d’opéra-comique.
Pendant
huit longues années il gagne sa vie comme violoncelliste…
Il se
remet à écrire des opérettes, mais devant les difficultés de faire jouer celles-ci, il prend en 1855, l’année de l’Exposition, la gestion d’un minuscule théâtre situé aux Champs-Elysées et qu’il
baptise Bouffes-Parisiens. Et c’est là que ses opérettes commencent à obtenir un succès qui se répand à l’étranger. Il cumule les rôles de compositeur, directeur de troupe, répétiteur de
l’orchestre etc… Les Bouffes-Parisiens déménagent dans un théâtre plus grand, passage de Choiseul…
Après
une série de succès obtenus par des opéras bouffes en un acte, il fait donner ses pièces dans des théâtres plus importants, et s’attaque à des
entreprises de plus grandes dimension…
Il
devient la vedette du second Empire et de sa cour…
La
guerre de 1870, interrompt cette période heureuse, et l’expose à des attaques xénophobes, bien qu’il se soit fait naturaliser français en 1860…
Comme
on l’a dit, Offenbach est un musicien dont la réputation a eu à souffrir de l’absurde hiérarchie des genres : souvent seul l’humour des aroles et des situations place ses opérettes sous le
signe du divertissement sans prétention. Par contre la musique d’Orphée aux Enfers, et de la Belle Hélène égale ou surpasse, en invention, en qualité mélodique, en sens dramatique bien des opéras
sérieux…
On a
relavé dans maints passages de son œuvre une mélancolie à peine cachée, non pas mélancolie romantique, mais mélancolie très humaine et sans pose.
On
peut le rapprocher de ces burlesques géniaux du cinéma muet (Chaplin, Keaton) dont on ne connaît que le visage de l’amuseur.
Extrait
de : Dictionnaire de la musique Larousse